Ni No Kuni II, le jeu qui veut rendre hommage au studio Ghibli

Le roi Evan et son conseiller Roland sont les héros centraux de ce nouveau jeu de rôle. [© bandai namco/Level-5]

«Notre ambition était de créer la meilleure interprétation de ce à quoi pourrait ressembler un animé dans un jeu vidéo». C’est par ces mots qu’Akihiro Hino définit le travail effectué sur Ni no Kuni II.

Le patron du studio Level-5, également réalisateur et scénariste du jeu, peut s’estimer fier de ce que ses équipes ont accompli. Car s’il reste encore un mois à attendre avant la sortie de son titre phare de ce début d’année (le 23 mars), d’un point de vue purement esthétique, son pari semble tenu.

Remarquable au premier coup d’œil, la direction artistique de Ni No Kuni II n’a pas échappé aux amateurs des dessins-animés du studio Ghibli. Ce jeu de rôle japonais, attendu sur PS4 et PC, s’annonce comme l’un des plus ambitieux de l’année. Cette semaine, son éditeur Bandai Namco nous a convié à explorer le travail créatif qui entoure cette œuvre à travers trois heures de jeu inédites. Nous avons ainsi pu découvrir plus en détails les idées qui parsèment cette œuvre.

Dans ce titre, où le joueur doit aider le jeune souverain Evan à reconstruire son royaume déchu, l’univers se révèle digne des productions du studio nippon derrière Princesse Mononoké, Le Château Ambulant ou le récent Souvenirs de Marnie. Si Ghibli n’est pas impliqué directement dans la réalisation du jeu, on y retrouve plusieurs talents du studio. Ainsi, Yoshiyuki Momose œuvre, comme sur le premier épisode de Ni no Kuni (2011), à la création des personnages. L’un des collaborateurs du célèbre Hayao Miyazaki, sur Porco Rosso ou Le Voyage de Chihiro, s’est efforcé d’imaginer des protagonistes attachants dans un monde inspiré par la Fantasy.

Tout l’art de Ni No Kuni II a été de marier un rendu 2D, tiré de l’animation classique, à la 3D, pour répondre aux standards actuels du jeu vidéo et «donner l’impression de regarder un film, ce qui est techniquement très difficile», précise Yoshiyuki Momose. Et Nobuyuki Yanai, directeur artistique du jeu, de poursuivre : «Il y a une symbiose entre la 2D et la 3D. Pour parvenir à ce mariage, le plus dur a été de réduire l’effet 3D du jeu en faisant en sorte que les polygones ne soient pas visibles».

Le travail autour de la lumière est l’atout crucial du monde de Ni no KuniNobuyuki Yanai, directeur artistique du jeu.

L’homme et ses équipes se sont atelés à travailler notamment les textures. Car si l’effet graphique du cel-shading n’est pas nouveau dans un jeu vidéo, une dimension a été particulièrement soignée : celle de la lumière. Là encore, les techniques héritées du studio Ghibli ont été salvatrices.

«La lumière est l’atout crucial du monde de Ni no Kuni. S’il est important de savoir comment la placer, cela revient surtout à savoir placer les ombres. Porter ces dernières revient à avoir une lumière très naturelle et c’est pour cela que nous avons pris soin de placer une ombre pour chaque objet. Cela nous a permis de donner à l’univers une densité et une profondeur qui semble réelle. Plonger ces zones d’ombres sous un grand halo de lumière douce, c’est leur donner vie… Il est important de ne pas passer à côté de cela», explique Nobuyuki Yanai.

Et le résultat s’avère impressionnant, avec un souci du détail qui force le respect. Dans le village de Goldpaw (une ville casino inspirée de Taïwan), ce travail est poussé et l’on ressent le savoir-faire utilisé sur le film, Le voyage de Chihiro, où chaque objet est à sa place et semble raconter un histoire, tandis que les lieux fourmillent d’habitants. Le soin apporté à l’ambiance est d’ailleurs renforcé par l’idée que chaque habitant croisé est différent, avec des vêtements aux teintes uniques. Un détail qui offre une crédibilité, que l’on avait déjà observée sur le chef d’œuvre de Nintendo : Zelda Breath of the Wild.

Mais ce qui ressemble visuellement à un hommage contemplatif et méticuleux au travail mené par Ghibli, ne serait pas complet sans lui offrir une dimension musicale à sa hauteur. Là encore, Level-5 a renoué avec Joe Hisaishi. Comme sur Ni No Kuni I, le célèbre compositeur fétiche d’Hayao Miyazaki, a offert à cet opus des airs inspirés. Entouré de l’orchestre philharmonique de Tokyo, l’homme a su donné de l’emphase à cette œuvre. Nous avons pu écouter en avant-première l’ensemble de la BO qui colore le jeu. Les joueurs pourront y entendre des compositions instrumentales en accord avec les films Ghibli. S’il nous reste à découvrir Ni no Kuni II dans son ensemble lors de sa sortie, cette première plongée dans son univers artistique émerveille.

Ni No Kuni II : L’avènement d’un nouveau royaume, Bandai Namco, le 23 mars sur PS4 et PC.

 

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